Compteur de syllabes
Collez vos vers et obtenez le nombre de pieds de chaque ligne. Le compteur tient compte du e muet, de la diérèse, de l'élision et du h aspiré.
Comment compte-t-on les syllabes d'un vers ?
En poésie française, on ne compte pas les syllabes comme on les entendrait dans une conversation. On compte les pieds, c'est-à-dire les syllabes telles qu'elles se prononcent dans la diction du vers. Quatre règles suffisent à expliquer presque tous les écarts entre deux décomptes.
1. Le e muet
Un e final se prononce, et compte donc pour une syllabe, lorsqu'il est suivi d'une consonne. Il disparaît devant une voyelle : c'est l'élision. Et il ne compte jamais en fin de vers.
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne
Ce vers de Victor Hugo compte douze pieds. Les e de « l'aube » et de « l'heure » s'effacent devant les voyelles qui suivent, sans quoi le vers en compterait quatorze. Et le e de « campagne », en fin de vers, ne compte pas non plus.
2. La diérèse et la synérèse
Deux voyelles qui se suivent dans un mot peuvent se prononcer d'un seul mouvement, c'est la synérèse, ou se détacher en deux syllabes, c'est la diérèse. Le choix dépend de l'histoire du mot, et le poète s'en sert pour tomber juste.
Des violons
Chez Verlaine, « violons » se dit vi-o-lons, en trois syllabes : la diérèse donne au vers ses quatre pieds. À l'inverse, « hier » peut valoir une syllabe ou deux selon les besoins du vers. Le compteur signale ces cas ambigus plutôt que de trancher à votre place.
3. Le h aspiré
Devant un h muet, l'élision se fait normalement : on écrit « l'heure », « l'homme ».
Devant un h aspiré, elle est bloquée : on dit « le héros », « une hache », et la syllabe qui précède compte pleinement. C'est une source d'erreur fréquente, parce que rien dans l'orthographe ne distingue les deux.
4. Les mètres les plus courants
L'alexandrin compte douze syllabes, le décasyllabe dix, l'octosyllabe huit. Choisissez un mètre dans le menu au-dessus des résultats : chaque vers est alors marqué juste ou faux, ce qui rend le repérage immédiat au tableau.
Lire les résultats
Sous chaque groupe de lettres, un point vaut une syllabe prononcée. Deux points signalent une diérèse, un cercle vide un e qui ne compte pas, et un demi-cercle un cas ambigu, que la tradition autorise à lire des deux façons.
Vous êtes enseignant ?

Ce compteur de syllabes est l'un des huit outils de la boîte à outils que vos élèves ont sous la main pendant qu'ils écrivent, aux côtés du correcteur, du dictionnaire, des synonymes, du conjugueur et du dictionnaire de rimes.
Dans Dédali, vous signalez une erreur par un surlignement coloré plutôt que de la corriger à la place de l'élève. Il la retrouve, la comprend et la reprend lui-même. La correction cesse d'être un verdict pour devenir un moment d'apprentissage.
L'inscription est gratuite pour une classe.
Questions fréquentes
Le e muet compte-t-il dans un vers ?
Oui devant une consonne, non devant une voyelle, et jamais en fin de vers. C'est la règle qui explique la majorité des décomptes surprenants.
Comment vérifier qu'un vers est bien un alexandrin ?
Choisissez « Alexandrin » dans le menu au-dessus des résultats : les vers de douze pieds sont validés, les autres signalés.
L'outil vérifie-t-il aussi la césure et les rimes ?
Non. Il compte les syllabes et repère les diérèses, mais il ne contrôle ni la césure à l'hémistiche, ni la qualité ou l'alternance des rimes. Pour chercher des rimes, Dédali propose un dictionnaire de rimes dans sa boîte à outils.
Peut-on l'utiliser en classe ?
Oui, librement, sans compte ni publicité. La page est faite pour être projetée au tableau, et vos élèves peuvent l'utiliser depuis n'importe quel poste.
Pourquoi certains vers affichent-ils deux nombres ?
Parce qu'ils contiennent un mot qui se lit de deux façons, comme « hier » ou « ouest ». Le compteur affiche alors la fourchette plutôt que d'imposer une lecture, et c'est souvent le point de départ d'une bonne discussion en classe.